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Le BOI veut faire le ménage dans les villas IRS IMMOBILIER Plus de la moitié des projets n’ont pas démarré alors que les plus anciens remontent à avril 2004. Leurs promoteurs pourraient voir leur dossier annulé. En lançant son Integrated Resort Scheme, Maurice n’a rien inventé. C’est un modèle de développement d’immobilier haut de gamme - accessible aux étrangers - que beaucoup de pays ont pratiqué et pratiquent toujours, d’où une concurrence internationale qui n’est pas négligeable. Mais la touche mauricienne se trouve dans le mot « integrated ». En effet, chaque projet doit s’intégrer dans son environnement géographique et il ne s’agit pas seulement d’environnement, mais aussi d’actions sociales dans lesquelles doivent s’impliquer les promoteurs. Il s’agit par exemple d’assurer des formations afin de recruter un public de proximité, sachant que les projets se réalisent dans des régions rurales où les emplois se font rares. Au-delà de cette dimension sociale, le dispositif IRS visait aussi à développer les capacités d’hébergement haut de gamme à Maurice. En effet, bien souvent, les investisseurs n’occupent leur résidence que quelques semaines dans l’année et elle peut donc se louer - sur de courts séjours - le reste du temps. C’est de cette façon que l’hôtel Four Seasons, dans le cadre du projet IRS Anahita, exploite certaines villas. Cela représente des capacités en plus - sans avoir à investir dans les murs - et pour les étrangers, qui eux ont investi, cela représente un amortissement (partiel). C’est toujours bon à prendre même quand on est riche, d’autant que certains ont acheté une villa en faisant appel au crédit. Le dernier - mais pas le moindre - des avantages des IRS est aussi de générer des recettes fiscales à travers une taxe spéciale imposée au promoteur. Les banques ont eu tendance à fermer les robinets Sur le papier, l’avenir des IRS se dessinait en rose. Et le groupe Médine, premier opérateur à s’être lancé dans l’aventure en 2005, avec Tamarina (sur la côte ouest), se mordait déjà les doigts de n’avoir pas été plus gourmand dans ses prix de vente. Certains qui ont acheté l’une de ces villas à quelque 500 000 euros ont fait la culbute en la revendant par la suite. La spéculation immobilière va bon train. On ne peut pas dire la même chose de tous les projets d’IRS car, entre temps, la crise est passée par là. Les banques - qui doivent garantir les opérations (assurées en VEFA, Vente en l’état futur d’achèvement) - ont eu tendance à fermer les robinets. Et sans doute aussi les promoteurs ont-ils pris peur face à la crise qui frappait les pays riches où se situait le cœur de leur cible. De la vingtaine de projets approuvés à ce jour par le Board of Investment (BOI) - passage obligé pour les investisseurs - plus de la moitié n’ont pas encore démarré leurs travaux. Alors que les toutes premières lettres d’agrément ont été délivrées en avril 2004, plusieurs promoteurs peinent encore à sortir leurs villas de terre. Sur huit projets ayant reçu le feu... Devenez membre du club des abonnés et profitez de nos avantages |
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| © L'Eco austral - No.246 - AOÛT 2010 | |||||||||||||||||||||||