 | |  | | ENTREPRISE| RÉUNION | Imprimer cet article | |  |  |  |  |  |  | | | En prenant le contrôle du groupe Quartier Français, Tereos deviendra le seul acteur à produire les quelque
200 000 tonnes de sucre de La Réunion | | |  |  |  | Tereos : un poids lourd de la coopération agricole
FOCUS Le groupe sucrier français qui doit acquérir le Réunionnais Quartier Français pèse 3,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont plus de la moitié réalisée à l’international.
Le 28 janvier dernier, Tereos a annoncé ses résultats pour la période du 1er octobre 2008 au 30 septembre 2009. Son chiffre d’affaires a baissé de 7,7%, à 3,3 milliards d’euros, mais son EBITDA (profit avant frais financiers, impôts, provisions et amortissements) a progressé de 19,7%, à 429 millions d’euros, ce qui signifie que sa rentabilité opérationnelle s’est améliorée même si son résultat net a connu un tassement, à 76,8 millions d’euros contre 82,5 millions d’euros dans l’exercice précédent. C’est que le géant coopératif n’a eu de cesse d’investir ces dernières années à l’international pour mieux anticiper la réforme du régime sucre. Tout récemment - le 24 février - il annonçait que Guarani, sa filiale brésilienne, s’engageait dans un joint-venture avec le groupe Humus dans Vertente, une usine sucrière de l’État de Sao Paulo dont la capacité de production est de 1,7 million de tonnes de canne à sucre. Guarani a déboursé 41,3 millions d’euros pour prendre 50% de cette unité. De quoi renforcer sa présence au Brésil où Tereos a fait son entrée au début des années 2000. En 2008, sa production de sucre dans ce pays se montait à 1,1 million de tonnes (contre 1,4 million en France métropolitaine) et sa production d’éthanol à 500 000 m3, l’équivalent de sa production française. Sur l’exercice 2007-2008, le Brésil a généré 367 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 297 millions d’euros précédemment, soit une croissance de 23%. L’EBITDA s’est élevé à 58 millions d’euros, contre 54 millions d’euros sur l’exercice précédent. Tereos s’est également développé en République Tchèque, en Espagne, en Angleterre, à La Réunion et au Mozambique (après la prise de contrôle de Marromeu, exploitation lancée par le Mauricien FUEL). Cette activité internationale pèse désormais pour plus de la moitié de son chiffre d’affaires consolidé. Au Brésil, le groupe coopératif s’est aussi lancé dans la production d’électricité sur deux sites. Il a conclu en août 2008 un partenariat avec le groupe Tractebel, filiale de GDF-Suez, afin de développer la cogénération sur un troisième site et de doubler ses ventes ...
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