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  No.246 - AOÛT 2010
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ENTREPRISE| RÉUNION/FRANCE Imprimer cet article
Après avoir essuyé tant bien que mal les polémiques (affaire Madoff, distribution d’énorme bonus, etc.) et les retombées de la tempête financière, le paysage bancaire - international, national et local - est en pleine reconstruction.
Les banques à la recherche d’un nouveau modèle économique

FINANCE Fragiles - comme l’ont confirmé les pertes de la BR en 2009 à La Réunion - et face à des clients plus exigeants, elles doivent gérer l’après-crise et trouver une saine rentabilité.

« Adieu le business trop risqué des produits structurés ! Exit le « pole trading » des banques mutualistes ! Vive le service au client et le financement des entreprises ! (...) Après les mirages de la bulle du crédit, l’après-crise fleure bon le retour aux sources et celui des valeurs », écrit Muriel Motten, éditorialiste du quotidien économique La Tribune. Mais où en sommes-nous concrètement aujourd’hui ? Après avoir essuyé tant bien que mal les polémiques (affaire Madoff, distribution d’énorme bonus, etc.) et les retombées de la tempête financière, le paysage bancaire - international, national et local - est en pleine reconstruction. Aujourd’hui plus que jamais, nos banques s’appliquent à assainir leur bilan, à restructurer leur activité, à recentrer leur métier. Pour leur bien, mais aussi pour le bien de leurs clients devenus plus que jamais extrêmement exigeants. Plus stables mais toujours frileuses, les banques restent donc dans une conjoncture fragile qui pose indirectement la question de la viabilité de leur modèle actuel. La question est d’ailleurs étudiée de très près en Suisse où le comité de Bâle, qui supervise le secteur bancaire, planche sur de nouvelles réglementations ban-caires, réglementations contestées par les banques.src= Ces réglementations devraient en effet forcer les banques à équilibrer leurs sources de financement en fonction de leurs engagements et des prêts qu’elles consentent. Mais en attendant 2012 et l’application de BâleIII, c’est dans ce paysage bancaire incertain et encore fraîchement marqué par la crise que nos banques se reconstruisent. Soutenues fin 2008 par l’État français, qui a prêté aux six plus grandes banques françaises 21 milliards d’euros en deux tranches au taux de 8%, elles sont plus que jamais « encadrées ». D’un côté, elles font à nouveau l’objet d’un rapport sur leurs tarifications ; de l’autre, elles devraient se voir imposer une taxe afin de financer un fonds de prévention de crise. Et si nos banques doivent tout particulièrement veiller au maintien de leur situation financière, elles devront aussi parallèlement retrouver la confiance de leurs clients qui exigent désormais plus de transparence.

Les banques gagnent du terrain sur le marché de l’assurance
« Il ne fait aucun doute que les banques continueront à grignoter des parts de marché aux réseaux traditionnels sur
les marchés de l’assurance », estime une étude de cabinet d’analyses Precepta, filiale de Xerfi. « Les rythmes de progression affichés par la quasi totalité d’entre elles en dommages aux particuliers (...) attestent de cette montée en
puissance », ajoute-t-elle. Les banques en France devraient ainsi continuer à s’engouffrer dans le marché de l’assurance. Mises à part les deux pionnières, le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole, qui possèdent plus de 30% de clients ayant contracté au minimum un contrat dommages, la « bancassurance » non-vie demeure encore à ce jour une activité émergente. L’étude relève également que la promesse de valeur ajoutée portée par la « bancassurance » reste encore trop « immatérielle » et que la perception de l’intérêt de la « bancassurance » reste confuse pour le client.

Les clients veulent comprendre où va leur argent
Car le client de 2010 n’est pas un client facile et il n’hésite plus à faire jouer la concurrence. Fort de la directive européenne de novembre 2009 (lire notre encadré à ce sujet), il peut désormais changer de banque sans scrupules, tout en demandant à sa nouvelle banque d’effectuer les démarches administratives à sa place.src= Plus regardants et plus méfiants aussi, les clients veulent en effet ...


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