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  No.246 - AOÛT 2010
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Par Olivier Malabiau
Comment mieux vivre la pression sur les objectifs

ANALYSE Ce moteur de la croissance des entreprises conduit trop souvent leurs équipes dans une spirale infernale dont elles ne sortent pas indemnes. Une meilleure approche s’impose.

Rare est le salarié qui ne demeure pas soumis à des objectifs. Et même s’il ne s’agit pas forcément d’une planification chiffrée, il doit évoluer dans sa façon d’exercer son activité, dans la recherche du « mieux ». Mais penchons-nous sur ceux auxquels on demande des objectifs quantitatifs, au sein d’entreprises à croissance mature.Les témoignages des différents acteurs convergent pratiquement tous vers la même conclusion : les objectifs fixés restent inatteignables et démotivants, même en période de crise où les résultats sont revus à la baisse. Lorsque nous nous tournons auprès des équipes dirigeantes, les explications fusent en soulignant qu’une entreprise sans croissance chiffrée ne peut que générer une perte de confiance de ses actionnaires et voir se dégrader sa solvabilité financière. Le mot d’ordre est de rassurer ces injecteurs de capitaux coûte que coûte. En effet, il paraît évident que pour témoigner de la bonne santé d’une organisation, une croissance réaliste est de bon aloi. Reste à définir le terme « réaliste » car, trop souvent, les objectifs fixés pour atteindre cette croissance demeurent « irréalistes », voire irréalisables. Oui, mais certains managers rétorquent qu’il vaut mieux fixer + 10% comme objectif pour atteindre + 5%. En d’autres termes, c’est courir après un lièvre ou plutôt un leurre qu’on n’atteindra jamais. En se focalisant sur l’étoile à atteindre, on en oublie les moyens. Les investissements octroyés demeurent hélas trop faibles. Du coup, c’est le capital humain, considéré comme le plus flexible qui, sous la pression, en fait les frais. Résultats : démotivation, stress et sabotage mettent en difficulté la ...


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